La draine

description

Confusion surtout possible avec la grive musicienne, commune et également présente toute l'année, voire avec la grive litorne, de même taille mais beaucoup plus colorée, ou la grive mauvis, plus petite. Comparer aussi avec la femelle du merle noir.
Se distingue de la grive musicienne par sa taille supérieure, sa teinte générale plus grise et sa poitrine blanche marquée de taches rondes (proportionnellement un peu plus grandes), souvent regroupées et formant une tache sombre à l'avant de chaque aile (très bon truc, voir photo), et s'étendant jusque sur le ventre. Les joues sont marquées d'un dessin particulier: une sorte de U sombre, descendant à l'amplomb de l'oeil et remontant au niveau de l'oreille, et encadrant une zone un peu plus pâle (voir photos). (Bon truc avec un peu d'habitude).
Contrairement à la musicienne, préfère les grands arbres aux buissons, et s'observe souvent en plein ciel, où les ondulations de son vol sont très caractéristiques. Lorsque l'oiseau ouvre la queue pour se poser, on peut en voir les bords et les coins blancs... quand on a la chance et le regard adéquats. Le cri (Trrr) aide à la distinguer de la litorne (Cha-cha), de taille voisine.
Le chant est assez délicat à discerner de celui du merle noir: phrases plus brèves, moins contrastées.

Commune mais assez discrète en période de reproduction (et toujours méfiante), la grive draine est surtout visible en hiver dans les peupleraies (où elle consomme les baies du gui, nous croyons vous l'avoir déjà dit), dans les vergers où elle picore les pommes oubliées, ou dans les prairies où elle cherche de petits invertébrés, escargots et autres vers.

On entend son chant musical dès le mois de mars, il s'agit de strophes constituées de courtes phrases flûtées, répétées 2 à 3 trois fois. Elle chante perchée sur la cime des plus hauts arbres.

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